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Generalites:
fete
druidique
_____ Les recherches historiques et archéologiques permettent de mettre en évidence
que les Celtes célébraient quatre fêtes liées aux
cyles des saisons et aux rythmes agraires. Il s'agit des fêtes de Saman,
Imbolc, Beltan et Lugnasad. Ces fêtes, qui célébraient
la nature et la fécondité, étaient symbolisées
par les différents dieux et déesses du panthéon celtique.
Dans ce panthéon, la Déesse-Mère tenait une place prépondérante. D'autre part, une importante proportion des mégalithes occidentaux
présentent une orientation liée aux solstices ou aux équinoxes. Ces quatre rendez-vous solaires devaient également faire l'objet de
fêtes particulières qui venaient s'ajouter aux quatre fêtes
précédentes. L'année
celtique était donc rythmée par huit fêtes espacées
d'environ six semaines. Chacune d'entre-elles revêtait un aspect profane
ainsi qu’un aspect sacré.
_____ Ces fêtes, associées aux périodes de l'année et
à l'environnement naturel, correspondaient de façon si profonde
avec les fondements archétypaux de l'être humain qu'une religion
venue des sables du désert ne pût les éradiquer complètement.
Pour s'imposer, elle fut contrainte de se greffer dessus en y substituant
un symbolisme qui lui était propre. Elle combâttit également
le culte de la Déesse-Mère en décrétant que la
nature toute entière devait être soumise à l'homme. Nous
constatons aujourd'hui les conséquences de cet état d'esprit
sur notre environnement. Par la même occasion, cette religion imposa
la soumision aux femmes en inventant le péché, une notion qui était totalement étrangère
aux Celtes; et en diabolisant d'une manière générale
tout ce qui est de nature féminine.
_____ Aujourd'hui,
alors que la majorité d'entre nous vit dans les villes, un retour vers
une forme de spiritualité tournée vers la nature amène
de plus en plus de nos contemporains à s'intéresser à des voies
liées au paganisme et, notament, au druidisme. Les Druides d'aujourd'hui,
hommes et femmes, cherchent à travers leurs pratiques à réharmoniser
l'être humain avec la Nature, à renouer le lien subtil entre
le Ciel et la Terre. En réhabilitant également la Déesse
dans leur spiritualité, ils rendent à la femme la place qui
lui revient de droit.

_____ Les
fêtes druidiques d'aujourd'hui expriment une vision cyclique du temps,
et une des fonctions de ces célébrations est d’inscrire
le cycle humain dans le grand cycle de la nature; d’harmoniser les rythmes
de l’homme sur les plans physiques, psychologiques et spirituels. Pour
eux la Nature, image de la Déesse-Mère, est célébrée
comme une source d'inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté.
Ils pensent que l'homme n'est qu'un des éléments de la grande
harmonie naturelle. Chaque
fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un
enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période
de l’année. La succession des fêtes au cours de l’année
symbolise à la fois le cheminement intérieur de l’être
humain et les grandes phases de l’existence humaine.
Je
vous propose de découvrir la spiritualité druidique contemporaine à
travers le calendrier des fêtes et au travers de quelques éléments
permettant d’appréhender d’une façon différente
le déroulement du temps tout au long de l’année. Mais
avant d’aborder les fêtes proprement dites, il est intéressant
de revenir sur quelques notions de temps.
Année : Le mot année a la même racine étymologique que
anneau: il suggère le retour cyclique des saisons et des mois. L’année
est symbolisée par le cercle et par le cycle. La signification des
différents mois de l’année coïncide avec celle du
Zodiaque.
Mois : A l’origine, c’est une période entre deux lunaison.
En anglais, Moon (lune) et Month (mois) ont la même racine.
Jour : Les Babyloniens ont divisé le jour en 12 paires d’heures.
Les Romains distinguaient le jour et la nuit qui avaient chacun 12 heures.
Janvier : Pour les Romains, c’est le mois de Janus (ou Dianus), le dieu
aux deux visages, l’un noir, l’autre blanc. Il est le Gardien
des portes et a pour attribut un bâton de portier et des clés.
Il est le symbole de l’entrée et de la sortie, du début
et de la fin. Il est également représenté avec un visage
de vieillard et un visage jeune. Il implique donc une notion de seuil et c’est
pourquoi il représente le passage de l’ancienne à la nouvelle
année. Si l’on n’a pas fait, entre septembre et décembre,
le bilan de l’année écoulée et le travail de mort
à certains aspects de soi-même, on peut avoir un mois de janvier
éprouvant. Il est aussi la personnification des couples d’opposés,
introversion/extraversion, méditation/action, intérieur/extérieur.
Il est le Maître des "deux voies".
Février : Vient de "februarius" qui signifie mois de la purification.
Cette purification trouve une expression profane au début du mois dans
le Carnaval dont une des étymologies vient de l’italien Carne
Levare et qui veut dire supprimer la viande. Pendant la semaine du Carnaval,
on se déguise pour fêter la renaissance et on a pour roi un Fou
(On fait les fous pour ne pas l’être). Un
dicton populaire dit que le 2 février, l'ours sort de sa tanière
afin de voir le temps qu'il fait. S'il fait clair, il retourne à son
hibernation, "Il fait clair" signifiant que l'on est en lune montante.
L'ours attend la pleine lune suivante pour sortir de sa tanière et
annoncer ainsi l'arrivée du printemps.
Le
dernier jour, le mercredi des Cendres, on brûle Carnaval à travers
une effigie (mannequin, cercueil,...) qui peut symboliser le "vieil homme" qu’on
brûle. C'est le sacrifice du "vieux Roi fatigué" pour
qu'il laisse la place au "Jeune Prince". C'est aussi une manière
de symboliser la mort de l'hiver au moment où la nature manifeste sa
renaissance. Les cendres représentent aussi la matière abandonnée
par le feu vital et spirituel. Elles évoquent la mort, mais la mort
des apparences, du paraître.
La
version chrétienne de la purification se traduit par le jeûne
du Carême.
Mars : C’est le mois du dieu de la guerre, du gardien des champs et
des moissons. Il est aussi le dieu de la jeunesse, il favorise la poussée
de la sève. Les opérations militaires étaient à
nouveau possibles à partir de cette période.
Avril : Du latin Aprilis. C’est le Mois d’Aphrodite. Associée
à la végétation et au retour des saisons, elle symbolise
les forces irrépressibles de la fécondité, non pas dans
leurs fruits, mais dans le désir passionné qu’elles allument
chez les êtres vivants. On peut distinguer chez elle deux aspects: l’Aphrodite
"populaire" qui assure la reproduction et la continuité de
l'espèce; et l’Aphrodite "céleste" qui appelle
l’âme à regagner son origine divine.
Mai : Vient de Maïa, image de la Déesse-Mère qui apporte
la nourriture aux hommes.
Juin : de Junius. C’est le mois de Junon, épouse de Jupiter.
Elle symbolise le principe féminin, la force de fécondité.
L’étymologie de Junon se retrouve également dans Juvenis:
l’homme jeune à l’apogée de sa vigueur.
Juillet : Ce mois a été nommé ainsi en l’honneur
de Jules César qui a établi le calendrier Julien en 47 avant
J.- C.
Août : Mois de l’Empereur Auguste, successeur de Jules César.
Le mois d’août a également 31 jours comme celui de juillet,
car le mois d’Auguste ne pouvait avoir moins de jours que celui de César...


Le nom des Fêtes: Plusieurs groupes druidiques contemporains ont décidé d'harmoniser leurs démarches. Pour cela, ils ont choisi entre autre d'utiliser l'irlandais ancien pour nommer les fêtes du Feu, à savoir Saman (prononcé samane), Imbolc (imbolque), Beltan (beltane) et Lugnasad (lougnazade). C'est cette dénomination qui sera retenue dans la présentation qui suit.
Les
fêtes de Saman, Imbolc, Beltan et Lugnasad sont liées aux
évènements de la vie terrestre; en particulier à la vie
végétale et animale; ce sont donc des fêtes plutôt liées à
la Déesse-Mère. Les dates
de ces fêtes sont données à titre indicatif, car les évènements
varient dans le temps d'une année sur l'autre en fonction de l'avancement
ou du retard de la nature. Il s'agit donc plutôt de "périodes"
de fêtes.
Les
solstices et les équinoxes sont, eux, liés à la course
du soleil. Ils sont donc fixés à des dates précises et
sont de nature solaire. Ils sont également liés au symbolisme
des points cardinaux, des Eléments et de certains animaux:
Solstice
d'hiver : Le Nord, la Terre, l'ours. .................Plus...
Equinoxe
de Printemps : L'Est, l'Air, l'oiseau. ............Plus...
Solstice
d'été : Le Sud, le Feu, le cerf..........................Plus...
Equinoxe
d'automne : L'Ouest, l'Eau, le saumon.........Plus... |
Pour
les Celtes, tout commençait par une gestation. La nouvelle journée,
par exemple, commençait la veille au soir. C'est donc tout naturellement qu'ils
ont placé le commencement de la nouvelle année au début
du mois de novembre, avec la fête de Saman.

Pour les Druides, c’est
donc le début d’une nouvelle année, mais c'est
un temps qui se situe hors du temps. A cette période, toutes les forces
de la nature sont descendantes et convergent vers le centre de la Terre. Ce
moment où tout meurt dans la nature est le mieux choisi pour se relier
à la mort.
Saman
est un moment particulier où le temps et l’espace, le monde visible
et invisible communiquent. Il est consacré à la rencontre entre
les habitants de ce monde et ceux du Sidh, l’Autre monde. Il
faut distinguer l’Autre Monde de l’Au-delà. L’Autre
Monde est un monde intermédiaire jouxtant souvent le nôtre. Ses
habitants peuvent en sortir ou y entrer et même y inviter des humains.
C’est le monde des dieux par opposition au monde des hommes. C’est
un monde sacré dont les habitants sont immortels et qui peuvent se
trouver n’importe où à n’importe quel moment. L’Au-delà
est le monde mystérieux où vont tous les humains après
leur mort et d’où personne ne revient. Cependant, la mort n’était
crainte que dans l’acceptation de son enseignement. La crainte de la
fin en apparence suscite la prise de conscience de la dualité de la
vie, et cette prise de conscience représente le premier pas vers la
quête de la Connaissance.
Le
rituel a lieu la nuit. On symbolise le passage nécessaire par la mort
en éteignant le feu, puis en le rallumant. Pendant ce moment où
le feu est éteint et où on est plongé dans l'obscurité
la plus complète, on peut ressentir et prendre conscience de l'absence
de la Lumière, de la réalité et de la consistance de
la Nuit, de notre nuit intérieure. Mais c'est aussi par le feu allumé
dans l'obscurité que l'on peut percevoir notre Feu intérieur
renaissant.
Le
cérémonial de Saman vise aussi à honorer les Ancêtres
et à établir un contact avec les disparus, considérés
comme source de conseil, de sagesse et d’inspiration, car pour
la traversée
de la période obscure qui s'annonce, il nous faudra une lumière
qui éclaire nos pas. C'est pourquoi, à cette période
où la Porte est ouverte, nous pouvons solliciter d'être guidés
par des Âmes supérieures. C'est également un moment
propice pour apporter notre aide spirituelle à ceux qui ont quitté ce
monde. Cependant, le cheminement des âmes défuntes dans
le monde spirituel est fonction de l’état de conscience
qu’elles
ont atteint au cours de leur vie. Plus leur conscience a été
coupée du monde spirituel, plus ils sont perdus. Leur attention est
toute tournée vers la terre. C’est seulement de la terre qu’ils
pourront être aidés à prendre leur envol vers les sphères
spirituelles. Cependant, il est utile de préciser que dans ces
deux cas (demande d'inspiration et aide), il s'agit bien d'une pratique
spirituelle qui n'a rien à voir avec le spiritisme. D'autre part,
le rituel de Saman étant particulier, il est traditionnellement
reservé aux druides; il n'est pas ouvert à l'extérieur comme peuvent l'être,
parfois, d'autres cérémonies.
Ce
moment hors du temps est un seuil entre l'ancienne et la nouvelle année.
Il nous permet de nous débarrasser de ce qui nous entrave, de
nos "branches
mortes". Nous pouvons enterrer quelque chose qui symbolise ce dont nous
voulons nous débarrasser ou bien faire le deuil. En retournant à
la Terre, nos "branches mortes" retournent ainsi dans le grand
cycle de la vie. Mais aujourd'hui, il y a parfois une mauvaise compréhension
de la notion de "Faire le deuil". Elle est souvent présentée
comme une résignation
fataliste, un renoncement ou une volonté délibérée
d'oublier un évènement
douloureux; et de ce fait quelque chose qu'il faudrait plutôt éviter.
Pourtant,
"Faire son deuil" est l'acceptation consciente d'une des grande
Loi de la Vie, celle qui fait que tout ce qui naît est appelé à mourir,
qu'un jour nous perdrons des êtres chers, et que nous disparaîtrons
nous-même à notre
tour. C'est la première grande Loi à apprendre car toute l'orientation
de notre vie dépend de la conception que nous nous faisons de la mort.
Saman est
aussi une période de rupture, abolissant l’ordre et la structure
du monde; et permettant au chaos de les mettre en valeur et de les rendre
ainsi confortables psychologiquement. Dans le passé, cette période de libération
et de désordre était aussi manifestée extérieurement:
Les hommes s’habillaient en femme et inversement, les barrières
des champs étaient démontées et jetées au fossé,
on déplaçait les bêtes du voisin dans un autre pré, les enfants faisaient
des facéties,...
Il y a une survivance édulcorée
et dénaturée de cette fête dans Halloween.
C’est
le temps de la vieillesse, de la mort, des ancêtres. Cette période
est placée sous le signe du Scorpion, signe de la mort et de la transformation.


Le
solstice d’hiver marque le triomphe de la Lumière sur les Ténèbres.
C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la
nuit la plus longue, dans le silence de la Terre endormie, les graines commencent
à germer, répondant à l'appel de la vie. Tout comme la
graine qui ne trouve son énergie qu'au centre d'elle-même, c'est
au plus profond de nous que nous devons chercher la Force et la Lumière.
Nous pouvons aussi nous ouvrir au pouvoir fertilisateur de la Grande Source
en nous rappelant que Recevoir et l’unique possibilité de l’homme.
Les influences cosmiques particulières à cette période
nous incitent à nous intérioriser et la Lumière qui nous
est accordée en ce jour peut nous aider à faire naître
en nous l’enfant divin, le Mabon. C’est aussi une invitation à
abandonner ce qui fait obstacle à la Lumière ainsi qu’à
l’attachement aux choses matérielles qui nous empêchent
de progresser.
Le
solstice d'hiver marquait chez les Romains la fin des Saturnales, fêtes
en l'honneur de Saturne qui était, entre autres, le protecteur des
graines enfouies. Jusqu'au III° siècle, on rendait également
un culte à Mithra à cette date. Mithra, le Dieu Soleil était,
selon la légende, né le 25 décembre dans une grotte et
apparaîssait sous la forme d'un nouveau né. C'est au IV° siècle
que la mythologie chrétienne a situé la naissance de son sauveur
au 25 décembre; comme beaucoup de traditions de l'Antiquité,
où était placé le Dauphin "Dieu fils" considéré
comme le "sauveur des hommes". Cet animal se retrouve d'ailleurs
dans les premières catacombes, placé sur une croix, une ancre,
le trident de Neptune,...
C'est
à cette époque que le gui fleurit alors que les dernières
feuilles tombent et que toute la nature prend l'apparence de la mort.
Il est cueilli et partagé entre les participants lors de la
cérémonie
du solstice. Il exprime la survie de l’âme, la continuité
de la vie après la mort apparente de la nature qui suit la chute
des feuilles. C’est le symbole du retour à la lumière
solaire originelle. Le mot "Noël" semble d'ailleurs
venir du germanique Neue helle qui signifie "Nouvelle clarté". Le
retour de la lumière est également symbolisé parla "bûche
de Noël", buche de chêne que l’on fait brûler
dans la cheminée. C’est une bûche que l’on a prélevée
dans le feu du solstice d’été et qui restitue en cette
période sombre l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.
Il
est associé à la conception, à l’incarnation -
Le maître mot de cette période est "Inspiration".
HIVER : associé à l'élément Terre - C’est
une période qui marque une renaissance après une mort symbolique.
La nature est dépouillée et réduite à la nudité.
Cette période nous aide à l’apprentissage de l’humilité
et à la reconnaissance envers les cadeaux reçus chaque année.
L’homme doit trouver en lui la lumière intérieure pour
remplacer la lumière extérieure qui n’est plus. C’est
le sommeil de la Terre, un temps de gestation. Il faut mourir pour renaître,
tout comme la graine tombée en terre à l’automne et qui
commence à germer en se décomposant.
Père
Noël: Il est l’image des "cadeaux" cosmiques
accordés par la Vie aux humains, et dont seuls ceux qui ont su garder
leur coeur d’enfant ouvert au divin recevront les bienfaits.
Sapin
de Noël: Axe vertical symbolisant le lien entre le
Ciel et la Terre, il nous montre par la persistance de son feuillage,
l’illusion
de la mort dans la nature. C’est un symbole d’espoir
et d’éternité.
Il est le pendant de l’arbre de mai. Les bougies disposées
sur le sapin symbolisent la descente de la Lumière dans la matière.


C’est
le moment où la vie reprend. On sent les premiers frémissement
du Printemps, les nappes phréatiques sont gorgées d’eau.
Les débris de l'hiver sont balayés par les rivières gonflées
d'eau.C’est
aussi la fonte des neiges, l’apparition des perce-neige, la
naissance des agneaux et des chevreaux; le début de la lactation
chez les femelles. La graine se prépare à
donner naissance à la future plante.
Imbolc est placée
sous le signe de la pureté symbolisée par la blancheur
des dernières neiges, et par le perce-neige qui symbolise la Déesse. Il
convient pour l’homme, au sortir de l’hiver, de se purifier
en vue de la nouvelle période d'activité qui s'annonce. La
purification physique est suggéré dans la nature par les premiers pissenlits,
réputés pour leur action diurétique et hépatique.
Il y a également le jus de bouleau, arbre de janvier, qui est excellent
pour un nettoyage intérieur. C’est
également un moment propice au jeûne. Sur un plan spirituel,
c’est le moment de la lustration de la Coupe, du lavage du Coeur. Mais
la lustration n’est pas la purification: le but de la lustration n’est
pas de nettoyer la Coupe pour la beauté de la Coupe, mais pour qu’elle
puisse accueillir et refléter du mieux possible la Lumière
Divine.
Cette
fête, célébration de la Déesse-Mère,
est placée sous la bienveillance de Brighid qui accompagne
le retour de l'enfant divin. Cela se manifeste dans la nature
par l'herbe qui reverdit, annonçant que la vie n'était
qu'en gestation dans le ventre nourricier de la Terre.
C'est
une fête essentiellement féminine, maternelle,
lunaire. Elle est associée
à l’eau et a lieu la nuit. A la différence
des autres fêtes où hommes et femmes officient
ensemble, il est souvent d'usage à Imbolc que le rituel
soit mené uniquement par
des femmes. Symboliquement,
cette fête est en correspondance avec le Blanc, la neige, la lune,
le lait, l’eau lustrale et les reins.
Dans
le passé, les
hommes assistaient de loin à la cérémonie: les femmes et les enfants
rassemblés
leur donnaient l’image du Chemin, de l’Ouverture et de la
fonction de Mère. Le passage entre deux pierres levées
symbolise l’intégration
de cette fonction: seul celui qui dépasse la dualité des choses
intègre la Mère et devient lui-même Matrice.
Pour cette fête,
on place huit chandelles émergeant
de l’eau
pour honorer la Déesse Mère. On peut aussi se laver les mains,
les pieds et la tête en signe de purification.
Cette
fête correspond aux Lupercales romaines, qui étaient une fête
de lustration et qui honorait les bergers et célébrait la fécondité.
Chez les Celtes, cette fête était placée sous le patronage
de Brighid, déesse de la Lumière, avant de devenir la Chandeleur.
Les chrétiens en ont fait de une hypothétique sainte Brigitte
qui aurait assisté la vierge Marie pour son accouchement, sans se
soucier de l'origine bien peu hébraïque de ce nom.
Brigitt
est aussi la déesse de la poésie, de la guérison
et du renouveau. La période qui va de Imbolc à l'équinoxe
de printemps, période où le blé lève est
propice pour faire naître en nous de nouvelles aspirations qui
pourront éclore
au printemps. Nous pouvons en profiter pour nous remettre en question, faire
notre ménage intérieur, faire en sorte que la Lumière
repousse nos ténèbres. C'est un temps pour passer du noir
de l'hiver au vert de l'élan vital du printemps, de la putréfaction
nécessaire à la germination.
On
peut invoquer Brighid à cette période pour quelque chose qui
a besoin d'être renouvelé dans notre vie; ou pour nous aider
à guérir une blessure ancienne ou récente. L'aspect maternel
et nourricier de la Déesse est symbolisé au cours de la cérémonie
par une boisson partagée entre les participants; boisson à base
de lait chaud, de miel et de muscade. Pour occulter Brighid, l'église a trouvé
un saint "guérisseur" du IV° siècle, st-Blaise, et l'a placé à cette période
de l'année.
Imbolc
est associé à la petite enfance, à la période
de 0 à 7 ans. C’est le temps des enfants.
Chez les
Chrétiens, on retrouve le symbolisme du Jeune Enfant dans cette fête car elle correspond à la présentation de Jésus
au Temple. C'est également la fête de la purification de la vierge
Marie, qui correspond aux 40 jours qui suivent l’accouchement, conformément à la tradition juive. En effet, dans cette tradition comme dans toutes les traditions patriarcales, tout ce qui sort du corps de la femme est considéré comme impur, souillé, voire empoisonné; c'est pourquoi les femmes qui venaient d'accoucher devaient attendre une "quarantaine" avant de pouvoir à nouveau participer aux rites dans la synagogue.
Chandeleur: La Chandeleur
s’est substituée à une ancienne fête romaine au cours
de laquelle il y avait une procession aux flambeaux. Les évêques
n’ayant pas réussi à supprimer cette procession, ils firent
enter les gens avec des bougies dans les églises afin de les bénir
et de donner ainsi une "orientation" chrétienne à
la fête. L’étymologie de la fête en découle:
candela => chandelle => chandeleur.


L’équinoxe
de Printemps est un symbole de renaissance à la vie, de vitalité,
de joie et de bonheur. Le jour est de même durée que la
nuit. C'est
une porte qui s'ouvre et nous sommes invités à la
franchir et à accueillir l'énergie nouvelle qui se présente.
Nous sommes incités à sortir de la Nuit en sortant des
maisons,
à redevenir actifs.
L'Enfant Intérieur a grandi; il doit maintenant
lâcher la main de la Mère et s'autonomiser; et la Mère doit laisser son enfant partir. Il doit s'engager
avec confiance sur les chemins de l'avenir. Le temps est venu pour lui de
semer les graines de sa future vie. C'est aussi une phase d'apprentissage
et de découverte.
C’est
la fête du temps des semailles; le temps de faire de nouveaux projets;
de renouveler ce qui doit l'être. Nous pouvons pour cela nous ouvrir à l'inspiration
et être réceptifs
à ce qui nous guidera pour accomplir nos projets. Cette période
est symbolisée par la lumière du jour naissant à
l'Est. L'équinoxe
de printemps est associé à l’adolescence,
à la période de 7 à 14 ans. Le maître mot
de cette fête est "réceptivité"
PRINTEMPS: associé à l'élément Air - Cette saison est caractérisée
par l’éclosion des bourgeons, par la floraison. Le printemps
favorise la prise de conscience de la nouvelle vie qui mène vers l’expansion;
il apporte les prémices des futures chaleurs; des futures réalisations.


Chez les
gaulois, le dieu Bel ou Bélénos
représentait le soleil. Cette fête est la fête du feu,
de la lumière solaire, de l’énergie radiante, de la
victoire définitive de la lumière solaire sur les ténèbres
de l'hiver. C'est le début de la période lumineuse qui ira
jusqu'à Saman. Le
feu de Bel à Beltan est le pendant de la lumière de Lug à Saman.
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Dans la mythologie celtique, Beltan est le jour où les dieux prirent
pied sur le sol d’Irlande et brûlèrent leurs vaisseaux
pour ne pas être tentés de revenir en arrière. Beltan
marque ainsi l’engagement définitif, irréversible,
et par là, la confiance dans l’avenir et dans la destinée.
Les troupeaux qui sortaient des étables à ce moment
pour retourner dans les pâturages, étaient purifiés
en passant entre deux grands feux qui accompagnent et renforcent
symboliquement l'astre solaire. Cette purification par le feu succède à la
purification par l’eau d’Imbolc. Ce besoin de purification
se retrouve de façon inconsciente dans le "nettoyage
de Printemps" que l’on effectue chez soi: on ressent le
besoin de nettoyer et de purifier son intérieur en ouvrant
toutes grandes les fenêtres pour laisser entrer le soleil dans
la maison. Aujourd'hui, on allume également pour Beltan deux feux entre lesquels passent tous les participants. |
C’est
la saison des amours, l’appel à l’union et à
la reproduction pour la survie et l’épanouissement des
espèces. La fusion des polarités qui se réalise
dans la nature à cette période peut nous aider à
accorder les aspects féminin et masculin de notre nature. Dans
les rituels, l'union de ces deux aspects est illustrée par
la Reine de Mai et le Seigneur de la Lande. Dans les siècles
passés, cette frénésie de la célébration
de l'énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des
rites champêtres et à des jeux propres à leur âge...
Sous pretexte de cueillir l'aubépine, on les envoyait
dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux.
On appelait ça "Faire le Mai". Il y avait également
des rites de passages à l'âge
adulte pour les adolescents. Les Chrétiens jugeant ces pratiques
scandaleuses tentèrent de les éradiquer en faisant du
mois de Mai le mois Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne
à la Vie par une célébration de la virginité
et de la chasteté... |
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On
plantait également à Beltan
un arbre à feuille caduque (hêtre?) qu’on appelait
Arbre de Mai. Il était couronné d'une roue qui symbolisait
le cercle de l'année et qui était ornée de
rubans et d'objets... On dansait autour pour célébrer
le retour définitif de la nature et la fertilité de
la terre. L’arbre de Mai planté
à Beltan, sera plus tard brûlé
au solstice d’été dans le feu de la Saint-Jean.
L’arbre
de Mai a son pendant dans le sapin qu’on plante au solstice
d’hiver,
et qui symbolise par la permanence de son feuillage la pérennité de
la vie à travers l’hiver. Il est associé à la
Jeunesse, à la période de 14 à 21 ans. C’est
le temps des amoureux |


C’est
le jour où la lumière solaire atteint sa plénitude,
son rayonnement maximal. Dans certaines traditions, c’est le moment
où le jour est le plus long que les prophéties peuvent s’accomplir,
car elles ne sont plus voilées par les ténèbres, mais
révélées à l’éternité. Le
cérémonial commence à minuit la veille du solstice.
Les participants sont en cercle autour du feu allumé à cette
occasion, feu symbolique composé des sept essences sacrées:
le chêne, le noisetier, le houx, le pommier, le frêne, l'if et le pin.
Il se prolonge jusqu’au matin; les participants font alors face au
Soleil levant.Le feu terrestre rappelle au participant que le feu du mental doit être
également discipliné, sans quoi il peut faire des ravages
autour de lui tout en se réduisant lui-même en cendres. Il
invite également à l’élévation: tout comme
la masse de bois brut accumulée devient brasier ardent, la pensée,
de lourde, doit devenir lumière et légèreté.
Au
matin, c’est lorsque s’éteint doucement le feu terrestre
que prend naissance le feu céleste qui illuminera toute la Terre
et qui nous incite à accueillir en nous le Feu éternel.
Alors pourrons-nous répandre nous aussi notre lumière
intérieure autour de nous et, lorsque nous auront appris à
aimer, nous serons pour les autres à l'image du Soleil: il répand
sa lumière et sa chaleur sur tous, sans distinction, il n'attend
rien en retour et nul ne peut l'éteindre. Cette
fête
solaire nous rappelle aussi le Centre, l'Axe. Bien que changeant au fil
des saisons, le soleil demeure toujours dans son axe. C'est l'axe de
la Grande Roue du temps, le Centre d'où tout vient et vers
lequel tout converge.
C'est
également la célébration du Cycle; du cycle des jours
qui s'inscrit dans le cycle des saisons; du cycle des saisons qui s'inscrit
dans le Cycle de la Vie. Cette fête nous incite à trouver notre
Centre, le Centre du cercle de notre vie, à y demeurer et à
inscrire notre Cercle dans le Grand Cercle de la Vie.
Mais
c'est également une apogée. A partir de cette date, les jours
raccourcissent et les ténèbres l'emportent à nouveau
sur la Lumière. Cette fête nous incite à rester vigilant
par rapport à nos propres ténèbres tout en sachant apprécier
la Lumière: "Ne négligeons pas le jour, ne négligeons
pas la nuit". Ça n'est pas par hasard que les Chrétiens
ont placé à cette date Jean le Baptiste qui annonce la période
d’obscurité qui va commencer en disant : "Il faut que Lui
grandisse et que moi je décroisse". Ce qui devait être accompli
cette année arrive à son summum; il n'est plus temps de semer.
Il faudra attendre un nouveau cycle pour recommencer ou pour continuer. Chaque
chose porte en elle un commencement et une fin. Chaque commencement est une
fin, chaque fin est un commencement.
TAN TAD, le Feu Père
Le
solstice d'été est associé à la période
de jeune adulte, de 20 à 30 ans. Le maître mot de cette période
est " Expression ".
ETE: associé à l'élément Feu - C’est une saison
généreuse qui déverse ses fruits pour faire vivre les
hommes et leur apprendre à partager. Lorsque la générosité
de l’homme est unie à la fécondité de la terre,
alors se déverse la Corne d’Abondance. C’est aussi une
saison sociale: l’Homme porté par la grande lumière extérieure
participe pleinement à la vie collective.


Chez
les Celtes, LUG était le dieu de la Lumière. C’était un dieu "multiple",
au-dessus des dieux. Lugnasad était une fête solaire présidée
par le roi. C’était la fête du blé et des moissons, placée
sous le regard bienveillant de Lug qui promettait la paix et la prospérité.
Il assurait l’éternité des cycles de mort et de renaissance, la pérénité des récoltes.
Lugnasad est le temps du maximum de fructification de la végétation, le temps de premières moissons.
Dans
l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des rassemblements
et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement
collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes
et de musiciens, jeux, courses de chevaux,...). Elle était placée
sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait
sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui
illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans
une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de
l'Eau.
Aujourd'hui
on fait parfois tourner une roue autour du cercle, ou bien une couronne de
chêne parmi les participants pour symboliser le déroulement du
cycle annuel. On partage le pain fabriqué avec la farine du grain nouvellement
récolté, ainsi qu'une boisson au miel. On offre à notre Mère la Terre les
fruits récoltés en remerciement de ses bienfaits.
C’est
un temps pour apprécier les fruits de nos réalisations, et tout
ce qui nous entoure, notre famille, nos amis... Lugnasad est la fête du partage, de l'amitié et de la générosité.
Il
est associé à l’âge adulte, de 30 à 50 ans
- C’est le temps des unions d’essai, de la famille, des mariages,
des divorces.


C’est
le jour de la partition entre le haut (monde des vivants) et le bas (monde
des morts). C’est l’alternance de Lug et de Taranis, qui nous
incitent à bénéficier de la lumière solaire, mais
sans refuser le tonnerre, le vent et la brume. Ils sont ainsi une invitation
à accepter en nous notre lumière sans renier nos ténèbres,
pour concilier toutes les facettes de notre être.
C’est
un jour de remerciement à la Déesse-Mère pour les cadeaux
de la moisson et les fruits de la terre qu’elle nous a procurée.
C’est aussi un moment de préparation à la pénombre
de l’hiver, l'occasion de nous débarrasser de ce qui nous entrave,
nous retient à un passé qui n'est plus, l'occasion de couper
nos "vieilles branches". C'est aussi une période qui favorise
l’évocation, la réflexion, la synthèse de l’expérience
de l’été. Nous accordons alors notre humeur avec la course
descendante du soleil et le rougeoiement des feuilles de l’automne.
C’est une période propice à la chaleur du souvenir, au
retour sur l’année écoulée et sur l’ensemble
de notre vie. Le temps est venu de franchir dans l'autre sens la Porte que
nous avons franchi lors de l'équinoxe de printemps. Il nous faut passer
du temps extérieur au temps intérieur; d'accueillir de nouveau
la Déesse qui viendra doucement nous guider dans le silence de la nuit.
Il
est associé à la maturité, à la période
de 50 à 70 ans. Le maître mot de cette période est "Évocation".
AUTOMNE: associé à l'élément Eau - C’est le temps
des récoltes des fruits de l’année. La terre et la végétation
entrent en sommeil. Les graines n’ont plus de vie active. L’être
humain doit aller à l’essentiel pour éviter les déperditions
inutiles d’énergie. Il doit passer de l’avoir à
l’être et sacrifier tout ce qui n’est pas indispensable
au maintient de la vie. Il doit aussi préparer son sol pour abriter
les graines reçues. Il doit préparer une terre meuble et souple
qui pourra donner la Chaleur et l’Humidité nécessaire
à leur éclosion future. Il est de sa responsabilité de
faire fructifier les graines qu’il a reçues: personne d’autre
que lui ne le pourra.
C’est
aussi une période de réflexion et d’intériorisation.
Il y a un bilan à faire devant la Justice. Elle est symbolisée
par le premier signe de l’automne, la Balance, qui marque le point du
juste milieu autour duquel tout oscille. Cette période où le
jour et la nuit s’équilibrent témoigne du balancement
entre un automne extérieur et l’aurore d’un printemps intérieur.
Ainsi
se termine le cycle annuel du calendrier druidique.
Notre
société occidentale, héritière du christianisme
qui a imposé l'image d'un dieu extérieur à la création,
a fini par désacraliser la Nature et la Terre. Le couple
production/consommation est devenu la nouvelle religion; avec son dogme
et sa logique suicidaire. Logique allant jusqu'au mépris de la
vie elle-même:
si la mort est plus rentable que la vie, alors on choisi la mort. Cela
a engendré
le matérialisme effréné auquel nous assistons et une
insensée fuite en avant dans laquelle l'homme d'aujourd'hui, faute
d'avoir perdu ses repères naturels, se sent désemparé
et a le sentiment d'être emporté dans un tourbillon qu'il ne
contrôle plus. La société de consommation a, quand à elle,
désacralisé
le temps: on veut s'affranchir des saisons, des rythmes naturels indispensables
à la vie. On s'étonne qu'il neige en hiver, on rêve
d'un perpétuel été sans
se demander comment les fruits pourraient venir s'il n'y avait pas de printemps;
on veut des fraises à Noël que l'on fait venir à grand
frais depuis l'autre coté de la planète (un petit exemple?). Fruits hors saisons
pour un homme "moderne" complètement
coupé de son corps, de ses ressentis, et qui ne sent plus que sa nourriture,
la plupart du temps industrielle, sous une apparence alléchante et
un packaging efficace, ne lui apporte plus grand chose en matière nutritive. Homme moderne de
plus en plus factice et artificiel qui, par ignorance, s'est détourné de
son Etre authentique en étant de plus en plus obnubilé par
son apparence afin de toujours mieux "se vendre"...
L'éveil de la Source
La
technologie, nous promettant sans cesse le bonheur pour un avenir proche,
et ce depuis soixante ans, n'a fait qu'aboutir à une montagne de
déchets
et à mettre en péril l'avenir de l'humanité. Soyons
conscient de notre complicité dans cet auto-conditionnement collectif
qui finit par nous faire croire que le but de la vie est de pousser des
caddies dans les supermarchés. Conscient de notre complicité de
la notion de développement économique à tout prix érigé en
dogme absolu; alors qu'il n'est qu'un appât destiné à rendre
l'homme prisonnier de son corps,
à le rendre dépendant en lui créant des frustrations sans
fin pour, finalement, le couper de la spiritualité qui
constitue une valeur essentielle car elle représente notre spécificité intangible:
notre humanité.

En re-sacralisant le temps, nous replaçons
le travail
à sa juste place de simple instrument de notre bien-être, et
non pas comme un but en soi, but qui serait l'objectif unique de toute la
société et auquel
chacun devrait se soumettre, fut-ce au détriment de son équilibre
et de son bien-être. Ca n'est pas par hasard que les Traditons ont
instaurées un jour
de repos hebdomadaire, un jour de repos collectif et non pas individuel,
afin d'éviter une allienation de l'humain, ainsi qu'une désagrégation
de la société par un individualisme forcené. Un jour
de repos collectif afin de pouvoir vivre en famille ou en groupe, d'indispensables
et uniques moments enrichissants; des moments d'échange, de partage et d'amitié. Mais cette notion est une totale abérration pour les
gourous du productivisme qui n'ont qu'un seul rêve: nous faire travailler sept jours sur sept à leur unique profit.
Face
à ce constat indéniable, beaucoup se sentent impuissants individuellement.
A ceux-ci, je citerais Confucius: "Un
flocon de neige ne pèse
rien; des milliers de flocons font plier la branche"
.
.
La
matérialité ayant prouvé ses limites, nous ne pourrons
trouver le bonheur et assurer un avenir à l'humanité que
par un retour vers la spiritualité. Une
des voies possibles est celle des Druides, car, de tout temps, la Nature
dans laquelle l'Innomable
nous a placé, a nourri et inspiré les hommes dans leur
quête
intérieure. Aujourd'hui comme hier, nous pouvons nous harmoniser avec
la Nature et ses rythmes, retrouver les Chemins des Anciens Druides
afin de trouver en nous la paix intérieure, de favoriser ainsi notre évolution
spirituelle et de contribuer à la sauvegarde de notre environnement.
Après
plusieurs siècles de persécutions, les druides se rassemblent
à nouveau. Des hommes et des femmes se retrouvent pour former
le Cercle et vivre leur spiritualité au coeur des forêts ou près d'une
source; sous le regard bienveillant de la Lune ou aux premières lueurs
d'un jour naissant; sous un soleil radieux ou bien dans la fraîcheur
de la rosée du matin, .


Rituel druidique en forêt d'Orient


Greenman, l'homme vert
Cérémonie druidique de Lugnasad - Forêt des Carnutes


OBOD - Rite à la lune
Rite au lever du soleil - Fumigation
Cérémonie de l'OBOD à Stonehenge


OBOD - Rencontre des Carnutes - France

Danse traditionnelle dans un lieu d
e mémoire

Cérémonie druidique de Comarlia aux sources de la Seine - Déesse Sequana
.Si
vous pressentez, au plus profond de vous-même, cette affinité
avec la Nature, soyez vigilant; ayez l’âme en éveil, et
peut-être qu’un jour, qui sait, au détour du chemin dans
la Forêt Enchantée, vous rencontrerez le Druide "sans nom
et sans visage" qui vous tendra, avec un merveilleux sourire, trois
boules de gui…
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